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Tu as 28 ans, diplômé en informatique de l’ESP de Dakar. Tu as passé trois ans à développer une application mobile de paiement des loyers et de gestion immobilière adaptée au marché africain. Le produit est prêt. Tu as déjà dix bailleurs intéressés. Un accélérateur tech à Abidjan t’offre un accompagnement de six mois.
Mais tu viens de réussir le concours de la fonction publique. Un poste à la Direction des Impôts et Domaines. Stable. Bien vu dans ta famille. Sécurisé. Retraite garantie.
Ta mère dit : « Prends le poste. Tu construiras ta start-up après. » Ton mentor dit : « Il n’y a jamais d’après. Si tu n’y vas pas maintenant, tu n’iras jamais. »
L’entrepreneuriat africain manque désespérément de talents formés. La fonction publique aussi. Les deux arguments sont réels.
Que choisis-tu ?
- La start-up : risquer l’échec, l’incertitude, la précarité, pour une chance de créer quelque chose qui compte.
- Le poste : choisir la sécurité, honorer les attentes familiales, et vivre peut-être avec le regret d’une route non empruntée.

