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La déforestation en Afrique centrale est une réalité alarmante. Le Bassin du Congo — deuxième poumon forestier de la planète après l’Amazonie — est sous pression croissante des intérêts extractifs. Ce dilemme n’est pas hypothétique : il est vécu chaque année par des dizaines de maires et de chefs traditionnels dans des conditions similaires.
Le faux dilemme emplois vs environnement
La rhétorique de l’emploi contre l’environnement est soigneusement cultivée par les industries extractives. Mais les emplois forestiers sont temporaires — la forêt ne l’est pas. Quand les arbres sont coupés, les emplois disparaissent, et ce qui reste, c’est un désert écologique qui aggrave la pauvreté à long terme : disparition des sources d’eau, dégradation des sols, perte de la chasse et de la cueillette.
Les peuples autochtones comme gardiens de la forêt
Les Baka et d’autres peuples forestiers d’Afrique centrale sont les meilleurs gestionnaires de ces écosystèmes. Des études montrent que les forêts sous régime coutumier autochtone ont des taux de déforestation nettement inférieurs aux zones concédées à des exploitants commerciaux. Ignorer leurs droits, c’est aussi perdre les meilleurs gardiens de la forêt.
Les alternatives à l’exploitation destructrice
Le tourisme écologique, les REDD+ (mécanismes de réduction des émissions liées à la déforestation), la foresterie communautaire, la valorisation des plantes médicinales — ces alternatives existent et génèrent des revenus durables sans détruire le capital naturel. Elles sont moins rentables à court terme pour les exploitants étrangers, ce qui explique pourquoi elles sont moins promues.
Vendre la forêt, c’est vendre son avenir une seule fois. La gérer, c’est en vivre pour toujours.

