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Après l’accusation portée contre les puissances extérieures, cet épisode retourne le miroir vers l’intérieur du continent africain : élites prédatrices, régimes rentiers, gouvernances extractives et confiscation domestique des richesses.
L’Afrique ne peut expliquer toutes ses blessures par la seule prédation extérieure. Si l’histoire coloniale, les rapports de force internationaux, les contrats inéquitables et la dépendance financière ont lourdement pesé sur sa trajectoire, une autre mécanique s’est installée au cœur même du continent : celle des prédateurs intérieurs.
Dirigeants autoritaires, élites administratives captives de la rente, réseaux politiques clientélistes, intermédiaires locaux des grands intérêts internationaux et gestionnaires privés de ressources publiques participent parfois à la reproduction de la dépossession. Ils parlent le langage de la souveraineté tout en vidant l’État de sa substance.
Cet épisode analyse cette contradiction centrale : comment construire une souveraineté réelle lorsque ceux qui prétendent la défendre transforment les institutions, les budgets, les ressources naturelles et les aspirations populaires en instruments d’enrichissement, de contrôle et de reproduction sociale ?

