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Les puissances occidentales, et en premier lieu les États-Unis, se présentent comme les gardiennes de la démocratie, des droits humains et de l’ordre international, tout en ayant souvent soutenu les régimes qu’elles dénoncent ensuite.
Lorsqu’on observe l’histoire longue des relations internationales depuis 1945, une mécanique récurrente apparaît : des régimes autoritaires, aujourd’hui voués aux gémonies, ont souvent été hier armés, financés, tolérés ou couverts par les mêmes puissances qui les condamnent désormais au nom de la morale.
De l’Iran au Guatemala, du Chili à l’Irak, de la Libye à Cuba, se dessine une logique de raison d’État où l’intérêt stratégique prime sur les principes proclamés. Les monstres géopolitiques ne surgissent pas toujours contre l’ordre international : ils en sont parfois les produits les plus commodes.
Dans ce théâtre, l’ONU est régulièrement accusée d’impuissance, alors même que l’architecture du veto permet aux grandes puissances de neutraliser l’application cohérente du droit qu’elles invoquent par ailleurs. Cet épisode propose une lecture critique de cette contradiction structurelle à partir des cas du Venezuela, de l’Iran et de Cuba, dans un monde où la force brute tend à supplanter la norme.

