Chaque année, la diaspora sénégalaise transfère vers le pays plus de 1 500 milliards de francs CFA — l’équivalent de plus de dix pour cent du produit intérieur brut national. Une somme qui dépasse le budget cumulé de plusieurs ministères, qui éclipse l’aide publique au développement, et qui devrait, en toute logique, agir comme un levier de transformation structurelle. Pourtant, l’économie sénégalaise tourne en rond. Le cercle de la dépendance se perpétue. Et la diaspora, lasse d’être réduite à une fonction de distributeur automatique, commence à s’interroger sur le sens de son sacrifice.
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