← Retour à l'accueil

Quand la contestation avait encore le temps : nostalgie critique de la contre-culture à l’ère des réseaux

À l’ère des hashtags et de l’économie de l’attention, la contre-culture des années 1960–1970 suscite une nostalgie critique. Que reste-t-il de la rébellion ?

Lire la suite →

Castes en Afrique : l’héritage invisible qui défie encore l’égalité

Le mot dérange. Parce qu’il renvoie à une idée que beaucoup voudraient croire étrangère au continent africain, ou reléguée à un passé révolu. Pourtant, les castes en Afrique, et plus particulièrement en Afrique de l’Ouest, demeurent une réalité historique, sociale et politique qu’aucune lecture sérieuse ne peut ignorer.

Lire la suite →

Frantz Fanon : l’homme-tempête, la conscience insurgée

Il est des hommes dont l’existence semble trop brève pour contenir l’intensité de leur pensée. Des vies fulgurantes, traversées par la maladie, la guerre, l’exil, mais qui laissent derrière elles une traînée de feu. Frantz Fanon appartient à cette catégorie rare. Né en 1925 à Fort-de-France en Martinique, mort en 1961 à l’âge de trente-six ans aux États-Unis, il a condensé en une décennie d’écriture et d’engagement une œuvre dont la puissance théorique, la radicalité morale et la lucidité prophétique continuent d’éclairer notre temps.

Lire la suite →

Europe, le piège des contradictions : démographie, pénuries, peur, et la tentation de la fermeture

L’Europe fait moins d’enfants, vieillit rapidement, manque de bras dans ses métiers les plus essentiels, et pourtant durcit son rejet de l’immigration au moment même où l’économie en dépend structurellement. Ce paradoxe, en apparence absurde, devient intelligible dès qu’on cesse de le traiter comme une juxtaposition de crises et qu’on le regarde comme un système : un enchaînement de causalités, de perceptions et de boucles de rétroaction où la peur — économique, culturelle, sécuritaire — fonctionne comme un accélérateur politique.

Lire la suite →

Quand une nation se fabrique contre ses origines : le blanchiment de l’Argentine et ses angles morts

Il existe des pays qui bâtissent leur identité sur un récit d’origine plurielle, parfois conflictuel, mais assumé. Et il en existe d’autres qui, au contraire, se constituent par soustraction : en gommant ce qui dérange, en minimisant ce qui contredit l’idéal national, en reléguant au hors-champ des populations pourtant fondatrices. L’Argentine appartient largement à cette seconde catégorie.

Lire la suite →

L’économie de l’asymétrie : Pouvoir, argent, mobilité et exploitation des femmes à l’ère de la mondialisation

L’exploitation des femmes n’appartient pas au passé. Elle n’a pas disparu sous l’effet de la modernité, de l’urbanisation ou de la numérisation des sociétés. Elle s’est transformée. Elle s’est adaptée. Elle a intégré les codes du luxe, du développement, de l’humanitaire, du mentorat, de la réussite visible. Elle a appris à parler le langage du consentement et à emprunter les voies de la respectabilité.

Lire la suite →

Le monde à l’épreuve de la force : guerre, dépendances et recomposition de l’ordre international

L’actualité de ce printemps 2026 a dissipé une illusion qui structurait la pensée économique occidentale depuis plus de trois décennies : celle d’un monde interdépendant mais fondamentalement stabilisé par le commerce, la finance, la technologie et les institutions. La guerre qui s’est étendue autour de l’Iran a rappelé que la mondialisation n’avait pas aboli la géopolitique ; elle l’avait simplement rendue plus diffuse, plus systémique, et potentiellement plus dévastatrice.

Lire la suite →

Le paradoxe sénégalais : démocratie formelle, immobilisme réel

View of Dakar coastline with traffic, market stalls, mosque, and African Renaissance statue
Souvent présenté comme une exception démocratique en Afrique, le Sénégal bénéficie d’une image de stabilité politique rare sur le continent. Alternances civiles, absence de coups d’État militaires, vitalité intellectuelle et religieuse : le tableau semble flatteur. Pourtant, derrière cette façade institutionnelle rassurante, le pays donne le sentiment d’un profond enlisement. Stabilité sans transformation, démocratie sans refondation, paix sociale sans projection collective.

Lire la suite →

La diaspora sénégalaise : entre manne consumée et capital inexploité

Chaque année, la diaspora sénégalaise transfère vers le pays plus de 1 500 milliards de francs CFA — l’équivalent de plus de dix pour cent du produit intérieur brut national. Une somme qui dépasse le budget cumulé de plusieurs ministères, qui éclipse l’aide publique au développement, et qui devrait, en toute logique, agir comme un levier de transformation structurelle. Pourtant, l’économie sénégalaise tourne en rond. Le cercle de la dépendance se perpétue. Et la diaspora, lasse d’être réduite à une fonction de distributeur automatique, commence à s’interroger sur le sens de son sacrifice.

Lire la suite →

FrançaisfrFrançaisFrançais
🌳 BAOBIZZ
Espace abonnés
Ce contenu est réservé aux abonnés BAOBIZZ. Connectez-vous ou inscrivez-vous gratuitement.
Pas de compte ?
BAOBIZZ.COM · "Un regard africain sur les enjeux planétaires"
🌳 BAOBIZZ — Premier accès gratuit. Inscrivez-vous pour un accès illimité.
Le Défi du Jour
Universités : le piège de l’évidence — la variable oubliée
Voir le défi